écologie

Sensation, consommation et environnement

Dans la lignée de mon précédent article sur la consommation électrique, j'ai découvert un objet formidable et terrible -- j'en veux un ! --, m'incitant encore à consommer plus pour consommer moins. (Très développement durable, non ? Tiens, il faudra bien que j'écrive ce fichu billet sur la mode des oxymores, la novlangue positiviste, les débuts du totalitarisme et la schyzophrénie conséquente...)

Cet objet est une multiprise coupe-veille, tout à la fois belle et bien pensée. Elle permet tout d'abord de rendre visible la consommation de courant : les prises "en fonction" sont identifiées par une lumière bleue. Elle permet ensuite d'agir simplement sur cette consommation, en intégrant, pour chaque prise, un interrupteur discret et particulièrement accessible. Peut-être l'objet gagnerait-il encore en efficacité si le témoin lumineux pouvait varier d'intensité, voir de couleur, selon l'importance de la consommation ?

Disons le enfin, cet appareil n'est pas en vente -- repoussant encore pour quelques temps mes interrogations introductives. Je pense que ce genre d'objet innovant va faire des petits et connaître un grand succès ces prochaines années.

Évidemment, on peut regretter que ce coupe-veille n'est finalement qu'un vecteur de consommation pour en éviter un autre ; on tourne en rond et le problème de veille des appareils n'est pas pris à la racine -- la conception même des appareils. (Le problème même de la consommation, dont je parlais dans mon précédent billet, n'est donc toujours pas éludé.)
Mais il faut peut-être voir un certain espoir dans l'idée qui soutient cet appareil : rendre visible, rendre sensible notre consommation électrique et, par la même, mieux prendre conscience des impacts de nos gestes sur l'environnement. On en n'est certes pas encore à des compteurs de CO2, mais l'idée a sans doute besoin de faire son chemin.

Je ne résiste pas au plaisir de citer à nouveau Jean-Philippe Pierron, dans Les nouvelles noces de l'Homme et de la Terre (Études, avril 2007) : le rapport technologique à la nature est tellement médiatisé, que nous ne savons littéralement pas ce que nous faisons, au sens fort, puisque nous ne le sentons pas (qui ressent directement le lien de cause à effet entre l'usage de son automobile, l'émission de gaz à effet de serre et les dérèglements climatiques ?)

Wattmètre et consommation

Je suis depuis quelques jours le possesseur horrifié d'un wattmètre. Cet appareil, d'une trentaine d'euros, fort bien conçu, mesure une foule de choses dont la tension électrique, la puissance d'un appareil, sa consommation, etc. Après quelques minutes de paramétrage, il peut même calculer directement le coût de consommation en euros d'un appareil, en tenant compte des heures pleines et des heures creuses.

Si je suis tout à la fois horrifié et plein d'enthousiasme, c'est qu'une première batterie de mesures me permet d'observer que plus de 15% de ma consommation d'énergie électrique annuelle l'est par des appareils en veille. 15%, dans un contexte où nous nous chauffons également en électrique, c'est un chiffre très élevé. Dans un rapport un peu simpliste, ramené à la production française d'électricité (19 centrales nucléaires fournissant 80% de l'électricité) c'est donc environ l'équivalent de 2 centrales nucléaires.

Comment en est-on arrivé là ?

1. Tout d'abord, certains appareils sont conçus de telle manière qu'il n'est pas possible de couper leur alimentation autrement qu'en débranchant leur prise. Ils connaissent généralement 2 modes de fonctionnement : en marche et en veille, la veille étant bien sûr consommatrice de courant. Je citerai un seul exemple, actuellement le plus mauvais élève de mes appareils, la Freebox HD qui consomme pas moins de 23 Watts en veille.
2. Plus pernicieux, certains appareils possèdent bien un bouton d'arrêt, en plus du mode veille, mais qui néanmoins consomme dans cette position arrêtée. Mon écran Acer 99sl, par exemple, pourtant bardé de logo "green" et tutti quanti, consomme respectivement :

  • 134 Watts en fonctionnement pour 135 annoncés
  • 11,7 Watts en veille pour 2 Watts annoncés (mise en veille par le PC)
  • et 7 Watts après avoir appuyé sur le volumineux bouton mécanique en façade !

Négligence, incompétence énergétique ou désir de tromper le client à travers un artifice ergonomique ?
3. D'autres enfin, très proche de la première catégorie, ont un interrupteur de marche/arrêt qui coupe réellement l'alimentation... mais placé à un endroit tellement saugrenu qu'il est en pratique inutilisable. J'en veut pour preuve notre imprimante Samsung ML-1610 (et oui je balance encore), dont le bouton placé à l'arrière est inaccessible dans notre configuration de bureau... (et c'est encore 21 Watts de consommation en veille -- contre 6 annoncés !).

Nous voyons donc dans cette affaire deux problèmes distincts (qui peuvent se cumuler) :

  • un problème d'ergonomie, sans doute lié à des coûts de fabrication, qui entraîne l'absence ou l'inaccessibilité de l'arrêt total de l'alimentation d'un appareil
  • un problème énergétique, peut-être lié à une négligence du constructeur, avec des appareils dotés de vrai-faux interrupteurs d'alimentation (naïvement, je suppute que le constructeur est honnête).

Comment arrêter ce gaspillage ?

Dans les deux cas, le coût écologique de ses appareils est reporté sur l'ensemble de la société. Quand on connaît le surcoût dérisoire d'un (véritable) interrupteur sur un appareil de quelques centaines d'euros, plusieurs questions me viennent à l'esprit. Les causes mêmes de cet état de faits ne me paraissent pas tranchées : incompétence ? négligence ? appât du gain ? pire : inconscience ? Car enfin, qu'en est-il réellement de la soit-disante prise de conscience de l'écologie ? Il est plutôt probable que cette prise de conscience soit extrêmement lente :

  • pour une raison sociologique tout d'abord : les changements profonds de mentalité sont toujours très longs
  • pour une raison culturelle : la technique moderne, en émiettant les tâches et en standardisant les protocoles, éloigne notre capacité d'initiative et la visibilité de ses conséquences, de telle sorte que ses effets sociaux et environnementaux ont pris le visage de la nécessité (on n'y peut rien !) ou d'un nouveau destin (Jean-Philippe Pierron : Les nouvelles noces de l'Homme et de la Terre, in Études, avril 2007.)
  • pour une raison strictement psychologique enfin : le rapport technologique à la nature est tellement médiatisé, que nous ne savons littéralement pas ce que nous faisons, au sens fort, puisque nous ne le sentons pas (qui ressent directement le lien de cause à effet entre l'usage de son automobile, l'émission de gaz à effet de serre et les dérèglements climatiques ? (Ibid.)

Que peut-on donc faire ? Faudra-t-il un jour taxer les défauts énergétiques et ergonomiques ?
Dans une attente plus qu'incertaine, je crois tout d'abord à un certains pouvoir du consommateur. (Le web pourrait de surcroît permettre à des consommateurs de conjuguer leurs efforts d'information et d'action.)

Enfin, je crois aussi qu'à un moment ou un autre, que l'on soit un individu, une organisation, une nation voire même l'espèce humaine dans son ensemble, on ne pourra pas faire l'économie de la question même de la consommation.

Ethique et travail dans la société de consommation : le syndrome de Pénélope ?

Je ne peux m'empêcher de mettre en rapport les déclarations récentes de Nicolas de Tavernost (patron de M6) et de Patrick Le Lay (patron de TF1).

  • Le premier explique dans le Canard enchaîné (cité de mémoire par Tristant Nitot) : "Je passe mes journées à essayer de scotcher les français devant leur télévision, et je passe mes soirées à essayer de déscotcher mes enfants de la télévision."
  • Le second s'est rendu célèbre par ces quelques phrases (citation et contexte dans Wikipédia) : "Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective 'business', soyons réalistes : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. [...] Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible."

Il y a beaucoup à dire sur ces deux citations. Je retiendrai seulement la question de Tristan Nitot : sommes nous condamnés à faire le jour (pour le boulot) ce qu'on va redouter la nuit (pour le futur de nos enfants) ?

Tristan Nitot pointe deux aspects essentiels du travail dans notre société complexe (au sens systémique du terme).
Tout d'abord "nous" sommes tous concernés par la question morale de notre travail : si petite soit en apparence notre action, la chaîne socio-technique mise en branle est considérable et fait jouer tous les rouages de la machine qui "fait le jour ce qu'on va redouter la nuit".
Enfin, quelque soit notre action, ce sont nos enfants qui vont trinquer (quand ce n'est pas déjà le cas !). En ce sens, la schizophrénie est vouée à un bel avenir, notamment chez nos dirigeants -- l'exemple de M. de Tavernost est encore gentillet mais relève à mon sens une vraie angoisse. Dans l'Eminence Grise (1941), Aldous Huxley, comparant les dirigeants du XVIIe avec ceux du XXe siècle, pouvait encore écrire : "[Ceux] du XXe siècle se conduisent tout aussi ignoblement et implacablement que les dirigeants du XVIIe ou de tout autre siècle. Mais, à la différence de leurs prédécesseurs, ils ne passent pas des nuits d'insomnies à se demander s'ils sont damnés". Je ne pense pas faire preuve de cynisme en affirmant que la morale n'a pas beaucoup évolué (relire Le Lay pour s'en convaincre). Mais le dirigeant du XXIe siècle pourrait changer par la force des choses : ce sont maintenant ses proches et, en particulier, ses enfants qui paieront l'addition...

Moi, je suis juste là pour poser des questions et plomber l'ambiance, hein... Alors pour la dernière couche je vous livre sans doute l'un des tous premiers témoignages de ces interrogations. Dans Contrepoint en 1928, Aldous Huxley développe une critique radicale et globale de la société industrielle ; il n'y est pas encore question d'écologie, mais vous pourrez apprécier que la transition est aisée.

(Attention, malgré un style plutôt châtié, le contenu du texte peut heurter.)

-- [...] Quand l'humanité sera détruite, manifestement, il n'y aura plus de problème. Mais ça me semble être une solution bien faiblarde. Moi, je crois qu'il peut y avoir une autre, même dans le cadre du système actuel. Une solution provisoire, pendant que le système serait en cours de modification dans la direction d'une solution permanente. La racine du mal gît dans la psychologie individuelle ; de sorte que c'est par là, par la psychologie individuelle, qu'il faudrait commencer. Le premier pas serait de faire vivre les gens d'une façon double, en deux compartiments. Dans l'un des compartiments, en tant que travailleurs industrialisés, dans l'autre, en tant qu'êtres humains. En idiots, en machines, pendant huit heures sur vingt-quatre, et en véritables êtres humains, le reste du temps.
-- N'est-ce pas là ce qu'ils font déjà ?
-- Bien sûr que non !
-- Ils vivent en idiots, en machines, tout le temps, aussi bien quand ils sont au travail, que dans leurs loisirs. En idiots et en machines, tout en s'imaginant qu'ils vivent en humains civilisés, voire en dieux. La première chose à faire, c'est de leur faire reconnaître qu'ils sont des idiots et des machines pendant des heures ouvrables. Notre civilisation étant ce qu'elle est, -- voilà ce qu'il faudra leur dire, -- il faut que vous passiez huit heures sur les vingt-quatre comme une espèce d'intermédiaire entre un imbécile et une machine à coudre. C'est fort désagréable, je le sais. C'est humiliant, c'est répugnant. Mais voilà. il faut le faire ; sans quoi tout l'échafaudage de notre monde s'écroulera et nous mourrons tous de faim. C'est pourquoi il faut faire notre travail, bêtement et mécaniquement ; et passer vos heures de loisir en étant un homme ou une femme véritable et complexe, suivant le cas. Ne mélangez pas ensemble les deux vies ; maintenez bien les cloisons étanches entre elles. Ce qui est la chose véritablement importante, c'est la vie authentiquement humaine pendant vos heures de loisir. Le reste n'est rien de plus qu'une sale besogne, qu'il faut accomplir. Et n'oubliez jamais qu'elle est effectivement sale, et -- si ce n'est parce qu'elle permet de vous nourrir et de conserver intacte la société -- absolument sans importance, sans le moindre rapport avec la véritable vie humaine. Ne vous laissez pas tromper par les vieilles canailles aux belles paroles qui parlent de la sainteté du travail et des services chrétiens que rendent les gens d'affaires à leurs semblables. Tout, cela ce sont des mensonges. Votre travail n'est rien qu'une tâche dégoûtante et répugnante, qui se trouve malheureusement être nécessaire à cause de la folie de nos ancêtres. Ils ont accumulé une montagne d'immondices, et il faut que vous travailliez d'arrache-pied à l'enlever, pelletée à pelletée, de peur qu'elle ne vous empoisonne pour de bon ; que vous y travailliez pour respirer, tout en maudissant la mémoire de ces insensés qui ont accumulé tout ce travail ignoble qu'il faut accomplir. Mais n'essayez pas de vous donner du coeur en feignant que ce sale travail mécanique est une noble besogne. Ce n'est pas vrai ; et le seul résultat que vous obtiendrez en disant et en croyant qu'il l'est, ce sera d'abaisser votre humanité au niveau de sa sale besogne. Si vous croyez aux affaires en tant que service et à la sainteté du travail, vous vous changerez simplement en idiot mécanisé pendant vingt-quatre heures sur les vingt-quatre. Reconnaissez que c'est un travail infect, bouchez-vous le nez et faites-le pendant huit heures, et, ensuite, concentrez-vous sur vous-même pour être, dans vos loisirs, un être humain véritable. Un être humain véritable et complet. Non pas un lecteur de journaux, non pas un amateur de jazz, non pas un maniaque de radiophonie. Les industriels qui fournissent aux masses des amusements standardisés et fabriqués en série, s'appliquent de leur mieux à faire de vous le même imbécile mécanisé dans vos loisirs que pendant vos heures de travail. Mais il ne faut pas leur permettre. Il faut faire l'effort nécessaire d'être humain. -- Voilà ce qu'il faut dire aux gens ; voilà la leçon qu'il faut enseigner aux jeunes. Il faut convaincre tout le monde que toute cette magnifique civilisation industrielle n'est rien qu'une mauvaise odeur, et que la vie véritable, celle qui signifie quelque chose, ne peut être vécue qu'en dehors d'elle. Il faudra bien longtemps pour qu'une vie propre et la puanteur industrielle puissent être conciliées. Peut-être même sont-elles inconciliables. C'est une chose à voir. Quoi qu'il en soit, en attendant, il faut attaquer les immondices à la pelle et supporter l'odeur stoïquement, et, dans les intervalles, tâcher de mener une vie véritablement humaine.
-- C'est un bon programme, ça, dit Philip. Mais je ne vous vois pas obtenant beaucoup de voix là-dessus, aux prochaines élections générales.
-- Oui, voilà le chiendent. -- Rampion fronça les sourcils. -- on les aurait tous contre soit. Car la seule chose sur laquelle ils soient tous d'accord -- les conservateurs, les libéraux, les socialistes, les bolchéviks, -- c'est l'excellence intrinsèque de la puanteur industrielle et la nécessité de supprimer, par la standardisation et la spécialisation, toute trace de virilité ou de féminité chez la race humaine. Et l'on veut que nous nous intéressions à la politique ! Zut !

Bilan des courses : interrogations stimulantes ou schizophrénie mal placée ?

Élection présidentielle : 5 questions concrètes aux candidats ?

-- Vous prenez une copie blanche...
-- [Tous] Oh, non !... M'sieur...
-- ... et je vais vous dicter le sujet d'aujourd'hui. Il s'agit d'écologie...
-- [Rires]
-- ... je sais que ce n'est encore pour vous qu'une option mais vous pourriez avoir des questions à l'oral de rattrapage. Je sais aussi que vos examinateurs seront tous morts avant d'avoir pu voir le résultat de vos choix en la matière. Mais il y a quand même quelques faits qui commencent à se voir et qui concernent la vie quotidienne des français... Tiens, un jour il faudra que je vous fasse une interrogation sur la vie quotidienne des français, on rigolera b...
Nicolas ! tu restes à ta place et tu te tiens tranquille ! C'est très gentil de vouloir donner du papier à Olivier et Jean-Marie mais ils ne te seront d'aucune utilité sur ce sujet. Dominique, non : le papier recyclé ne te donnera aucun point supplémentaire. Je vous lis donc les 5 questions.

Première question. Quelles mesures allez vous prendre en 2010, lorsque le baril de pétrole brut aura atteint 200 ? 300 ? 400 $ ou plus encore ? Un bref rappel de la dépendance au pétrole introduira utilement votre réponse afin de mieux imaginer les conséquences du pic pétrolier.
Oui François le prix du baril se donne traditionnellement en dollars et pas en euros... et non, Philippe, il est inutile de tout convertir en francs...

Seconde question. Comment comptez-vous encore justifier la croissance de l'économie alors qu'elle demeure -- ou qu'elle est structurellement -- synonyme de dégradation : de l'écosystème terrestre et de la santé physiologique voire mentale des humains ?
Dominique il y a un piège, repense un peu aux possibles contradictions du "développement durable". José, c'est peut-être le moment de sortir du bois...

Troisième question. Estimez-vous possible de réduire le trou de la sécurité sociale en s'attaquant aux dépenses dues à des facteurs sociaux et environnementaux : cancers, maladies cardiovasculaires, dépressions, hyperactivité, diabètes, obésité, suicides, affections respiratoires, allergies, infertilité, etc. ?
Surprise ! La sociologie s'invite dans la question au travers de nos modes de vie : malbouffe, surconsommation de médicaments, etc. Un retour sur la question précédente est utile.

Quatrième question. Imaginez la fabrication d'un indicateur du bonheur de vos concitoyens. La question étant difficile, vous mettrez en perspective votre réponse avec cette citation de Bob Kennedy : "[Le PIB] mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue".
José, le bonheur ne se résume pas à quelques potes dans le Larzac avec qui on aime aller faucher.

Cinquième question. Dans la logique du pollueur/payeur, calculez le vrai coût d'un yaourt aux fraises.
Non Ségolène, je n'attends pas le prix juste. Lisez bien la question. Tout ne peut être monétarisé facilement. Réfléchissez surtout aux impacts et tâcher de tirer des ordres de grandeur, des comparaisons. Nicolas il est inutile de prendre en compte le fait que tu as des relations personnelles avec le patron du groupe qui produit le dit yaourt.

J'ajoute une dernière question, facultative. A ce stade de l'année, elle devrait être obligatoire mais votre maturité m'incite à ne vous la proposer que sous cette forme... Est-il possible de consommer indéfiniment les ressources d'un monde fini ? J'ajoute que cette question n'est pas sans rapport avec la seconde... Ségolène attention de ne pas partir en vrille sur le vocabulaire... Pour les scientifiques, vous pourrez rappeler et commenter le second principe de la thermodynamique. [Silence]
Euh... bon laissez tomber ce que je viens de dire... il serait déjà heureux vous arriviez à dégager quelques idées de bon sens.

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